Coxcomb
« Ce que nous voyons ne vaut – ne vit – à nos yeux que par ce qui nous regarde » écrit Georges Didi-Huberman . Dans l’ordre du visible, l’image se manifeste aussi par des mots donnant vit à des sensations et des atmosphères qui défilent à vive allure ! Peindre avec des mots est le projet symboliste. Au détour d’une ballade, un texte peut se révéler une vraie rencontre, il en a été ainsi avec le poème Coxcomb dédicacé à Saint-Pol-Roux. Dans la mouvance du symbolisme, une longue amitié unissait les deux poètes. Je connaissais les ruines du manoir de Coecilian, c’était un lieu habité sinon hanté… par l’esprit de Saint-Pol-Roux. Au tournant du vingtième siècle, le manoir domine la plage de Pen Hat, et Paul Fort, invité au château, s’échappe pour une virée nocturne. Point de départ de son récit… et de ses rêveries autour d'un étang et de la lune. Fantaisie lyrique, l'histoire nous échappe mais lui, Coxcomb, le papillon de nuit, le dandy se glisse dans un monde de bestioles grouillant dans les taillis Forme hybride, le corps du livre est formé d'un codex étroit enclavé dans un léporello.