nous sous séparons enlacés

nous sous séparons enlacés

Comment aborder l'enjeu environnemental d'un étang fortement pollué vieux de plusieurs siècles où le temps et l'espace se confondent, où la réalité et la fiction s'entremêlent, où l'improbable rejoint l'ordinaire? Dans ce récit à plusieurs entrées, l'auteur E. Jeuland imagine douze relations ou plutôt douze entités qui interagissent 2 par 2 et qui jalonnent une saga inspirée d'histoires réelles ou supposées de personnes ayant réellement existé mais à des époques différentes. Certaines sont célèbres, d'autres moins. Certaines appartiennent au monde littéraire et artistique (les poètes Max Jacob, Saint Pol Roux et Paul Fort, les écrivains Raymond Queneau et François Le Lionnais ou Picasso...). D'autres sont liées à l'industrie, au commerce, à la religion, voire à une affaire politico-juridique retentissante (l'affaire Seznec). La forme du livre reflète également cette bipolarité ou plus exactement une bilocalité tout en évoquant un certain type de fauteuil appelé causeuse ou confident. Quant à la mise en page, elle met en évidence trois niveaux de lecture : récit, poème et glose et les gravures à la pointe sèche cherchent à suggérer les contours des protagonistes et leur relation.


Matériaux : papier fabriano, reliure expérimentale
Dimensions : 18 x 23 cm
4 2026
Scopuluches

Scopuluches

Le titre Scopuluche est un néologisme créé par l’auteur E. Jeuland, professeur de Droit à l’Université Panthéon Sorbonne et membre fondateur de l’Oudropo (Ouvroir de Droit potentiel) afin de nommer les poèmes obtenus par transformations/épluchages de textes issus d’un fonds juridique. 84 textes sont ordonnés et numérotés suivant leur degré de relations humaines et réunis en binômes antinomiques. Les poèmes sont accompagnés d’images élaborées suivant un processus parallèle, avec l'aide de l’intelligence artificielle. Un procédé qui révèle une autre dimension de la relation texte-image. Chaque poème constitue un feuillet cousu sur un support de papier népalais renforcé par un marouflage. L'ensemble pourrait faire penser à une forme de fossile d'escargot géant. Ce livre a reçu le second prix de la bibliophilie contemporaine au salon Pages 2024 Un exemplaire a été acquis par la la Kunst- und Museumsbibliothek (KMB) de Cologne


Matériaux : Papier reliure expérimentale
Dimensions : 25 x 35 cm
3 2024
Das Knie, le genou

Das Knie, le genou

Mon genou gauche est malade depuis ma toute petite enfance. J’étais encore adolescente quand par hasard au théâtre de l’Odéon, j’ai trouvé ce poème dans la traduction de Max Ernst. Il était resté dans ma mémoire pendant plus de 50 ans avec des images surréalistes d’un Genou battant la campagne. Mais c’était une mémoire déformée par le souvenir, j’avais oublié la guerre ou je ne l’avais pas retenue… En français : prononcez GENOU et vous entendrez peut-être JE/NOUS. Si le genou localise l'articulation de la jambe entre le Fémur et le tibia, JE/NOUS articule ce lien dynamique, cette connivence entre soi et les autres. Mais ce NOUS est une enceinte qui insère, enchâsse le JE. Il n'y a pas de NOUS sans JE inclus.


Matériaux : bilingue Allemand/Français, papier fabriano, leporello
Dimensions : 15 x 25 cm
10 2023
Rapsodie, Poésie en Langues

Rapsodie, Poésie en Langues

Rapsodie parce que la poésie est la musique des langues du monde extraits de poémes en langue bretonne, russe, italien, portugais, suédois... À l’exception d’Anjela Duval et d’Alberto Caeiro (Fernando Pessoa), les fragments de poésie sont extraits du livre «Poésie sans passeport» d’Armand Robin. Armand Robin (1912 - 1961) poète breton, polyglotte et traducteur de nombreux poétes. C’est un volumen imprimé sur papier wenzhou dont la forme est aussi hybride, il est composé de feuillets cousus et roulés. A l’image des manuscrits du Moyen Age, chaque feuillet est richement orné de différentes gravures (pointes sèches et linogravures) et réhaussé d’encre dorée. Il s’insère dans un fût en grès.


Matériaux : Papier Wenzhou, volumen
Dimensions : 25 cm
1 2022
Zwezdolikiy, le visage étoilé

Zwezdolikiy, le visage étoilé

Zwezdolikiy, titre d’un poème de Konstantin Balmont, signifie en russe le visage étoilé. Implicitement, le livre fait référence à l’arcane 17 du tarot. Arcane de la poésie et matrice du Destin Dans le tarot les cartes s'interprètent dans un sens et dans l'autre, l’endroit et l’envers. Les valeurs se renversent tantôt positives, tantôt négatives cherchant à cerner le mystère d’un destin singulier. Ainsi, à rebours des princes au destin glorieux, des hommes et des femmes sans toit pour se loger vont chaque nuit confier leur rêve au refuge de la belle étoile. Quant au livre, il prend ici une forme hybride : cahiers cousus à gauche et leporello à droite

Les Fantômes invisibles

Les Fantômes invisibles

Sur tous les continents existent des villes abandonnées et livrées à l’érosion du temps et des intempéries. Dans ces lieux des vies ont vécu, foulé le sol, arpenté les rues… Aujourd’hui désertées pour de multiples causes (inondations, séismes, guerres, crises économiques, accidents nucléaires, fermetures de mines ...) elles racontent dans leur délabrement les réalités de ce qu’elles furent. Elles racontent l’imaginaire des hommes qui les ont construites, habitées et délaissées.

Du réel à l’imaginaire, des villes fantômes aux villes invisibles, des villes-images aux villes-écrites, voici quelques-unes de ces villes réunies dans ce livre. Elles se regardent, se perdent ou se leurrent dans un jeu de miroir sans tain à travers d’autres villes improbables et irréelles, extraites du roman d’Italo Calvino.


Matériaux : cahiers cousus deux par deux et formant à la suite un leporello
Dimensions : 22 x 25 cm
3 2021
Wedding for all - Marions les

Wedding for all - Marions les

Pour célébrer la loi du mariage pour tous, et en lien avec la roue des mariages un objet en plexi gravé, un livre-jeu pour former des couples à sa guise homo ou hétérosexuel avec des personnages de toutes époques et de tous horizons. Un exemplaire a été acqui par la bibliothèque Forney - Paris

15 x 28 cm 2021
La Troupe

La Troupe

On connaît un grand nombre d’auteurs qui signent leurs écrits d’un pseudonyme. Dans son œuvre Fernando Pessoa (1888 -1935) va plus loin, il engendre des avatars littéraires : ses hétéronymes , créations fictives mais véritables poètes possédants une biographie, des caractères physiques, une philosophie et un style d’écriture propre. Il les fait dialoguer entre-eux et lui-même se met au niveau de ses créatures, tel le marionnettiste d'un théâtre d'ombre qui tout en manipulant ses figures se manipule lui-même. « Ce sont des créatures créatrices, ce sont des poètes : c’est-à-dire des créatures de fiction qui, à leur tour, produisent la fiction de la littérature. » (Tabucchi, 1998) Ici la forme livre devient volume, à la manière des poupées russes, c’est un objet/livre cubique ou encore livre/gigogne. Il contient la troupe des portraits simulés, illusionnistes des quatre principaux hétéronymes (Alberto Caiero, Alvaro de Campo, Ricardo Reis et, Bernar­do Soares).


Matériaux : Papier découpé, plexi gravé
Dimensions : 16 x 16 cm
Exemplaire unique 2021
Voyelles

Voyelles

Réécrire 4 fois le poème de Rimbaud « Voyelles » en excluant à chaque fois une voyelle soit, le A, le I, le O et le U . Quant au E, Georges Perec avait déjà procédé à cet exercice dans son roman lipogrammatique la disparition. La contrainte textuelle se double d'une contrainte typographique afin de renforcer l’empreinte physique de la lettre. Le caractère en plomb est un objet massif, incompressible et de contenance limitée. Un dernier feuillet intitulé « La Perte » occulte et retourne toutes les voyelles du poème de Rimbaud. Le texte se réduit alors à un squelette de consonnes rythmé par les barres verticales du caractère mobile renversé.


Matériaux : Papier japon, papier cristal, typographie, estampage et reliure à structure croisée
Dimensions : 13 x 32 cm
10 2018
Le Bateau ivre

Le Bateau ivre

Le bateau ivre m’est apparu comme un immense gisement d’images d’une énergie folle…   Le dérèglement des sens est une ivresse  ou l’enfer engendre le paradis et inversement. Il n’y a plus de repère, plus de hiérarchie. Les vomissures sont de nacre et tout devient mouvance, fulgurance.

Organisé comme un léporello le livre  tourne sur lui-même au fil de la lecture dans un mouvement répétitif.


Matériaux : Papier Fabriano
Dimensions : 26 x 36 cm
4 2016
La flûte

La flûte

A la fin du XIXe siècle, Edmond Haraucourt (1856 – 1941) fréquente le cabaret du Chat Noir. A l’image de ses amis hydropathes, sa poésie est irrévérencieuse. Son poème, La Flûte est extrait du recueil La Légende des sexes, poèmes hystériques et profanes, paru en 1882. La Flûte est une méditation douce mais aussi cocasse sur l’amour, la tendresse et la mort. Comme un clin d’œil à la danse macabre, la lecture se fait en vis à vis au cours d’une performance  masquée.


Matériaux : Papier BFK Rives, masques et gaufrages
Dimensions : 25 x 30 cm
10 2016
Brèche de ruines, de Palmyre à Palmyre

Brèche de ruines, de Palmyre à Palmyre

Ça a été écrivait Roland Barthes au sujet de la photographie ! Ça a été en tant que rues, jardins, maisons, immeubles, ville…
Ça a été se dit-on à voix basse, les jours d’après, en regardant les ruines… traces de ce qui n’est plus. Car après les bombes, les combats, les cataclysmes… Ce qui reste, ce sont les résidus topographiques de la violence. Ce qui nous reste c’est la somme du vacarme réduit au solde du silence, les décomptes d’une embolie meurtrière… Ce qui nous reste encore, c’est le spectacle livide, le constat et sa facture de désolation et… Ceux qui restent devront compter leurs morts. Pointer le fait, et se placer dans un temps intermédiaire, celui de l’entre-deux. Un temps qui pourrait sembler infini et qui se situe juste après le traumatisme, mais avant l’inventaire du désastre ou celui de la reconstruction, lorsque le regard se perd dans l’accumulation des débris. Photographier ces restes ce serait peut-être tenter d’y saisir l’instant flottant, la lumière sourde qui vacille et se maintient malgré tout. Geste de transfert mécanique, la photogravure renvoie à la nécessité de prendre acte et la terre à témoin.  Car après le deuil suit le temps de la mémoire, mais à Palmyre la mémoire est de nouveau en deuil… hier ruine de l’Antique, aujourd’hui ruines de ruines… restes de restes - 1916-2016 le raccourci s’accélère… Dans ce retour du désordre, La perte  serait-elle le seul et unique gain de l’homme, de tous les hommes jeunes et vieux, innocents et bourreaux… la perte et la désolation ?


Matériaux : papier wenzhou, canson noir, rhodoïde, ceramique de
Dimensions : 18 x 25 cm
Livre objet unique 2016
Coxcomb

Coxcomb

« Ce que nous voyons ne vaut – ne vit – à nos yeux que par ce qui nous regarde » écrit Georges  Didi-Huberman . Dans l’ordre du visible, l’image se manifeste aussi par des mots donnant vit à des sensations et des atmosphères qui défilent à vive allure ! Peindre avec des mots est le projet symboliste.  Au détour d’une ballade, un texte peut se révéler une vraie rencontre, il en a été ainsi avec le poème Coxcomb  dédicacé à Saint-Pol-Roux.  Dans la mouvance  du  symbolisme, une longue amitié unissait les deux poètes. Je connaissais les ruines du manoir de Coecilian, c’était un lieu habité sinon hanté…  par l’esprit de Saint-Pol-Roux. Au tournant du vingtième siècle, le manoir domine la plage de Pen Hat, et  Paul Fort, invité au château, s’échappe pour une virée nocturne. Point de départ de son récit… et de ses rêveries autour d'un étang et de la lune. Fantaisie lyrique, l'histoire nous échappe mais lui, Coxcomb, le papillon de nuit, le dandy se glisse dans un monde de bestioles grouillant dans les taillis Forme hybride, le corps du livre est formé d'un codex étroit enclavé dans un léporello.


Matériaux : Papier BFK Rives, papier népalais, reliure structure croisée, léporello
Dimensions : 26 x 26 cm
4 exemplaires 2015
Le Mariage du Ciel et de l'Enfer

Le Mariage du Ciel et de l'Enfer

J'ai un penchant naturel pour les textes étranges , flamboyants, excessifs Le mariage du ciel et de l'enfer est un poème en prose de William Blake (1757-1827 ), à la fois prophétique , mystique et parodique. Par mariage il faut entendre interaction, fusion, affrontement des contraires (le ciel et l'enfer, le bien et le mal...) libérant une énergie subversive, violente et créatrice. Pour moi ce livre est un exercice de style; un palimpseste sur lequel on peut user des techniques: monotypes des démons et des figures de saints, broderies sur les plats de couverture en feutre, appliquer une reliure copte.


Matériaux : Papier, feutre pour les plats de couverture
Dimensions : 12,5 x 29 cm
livre unique 2019
La Nef des fous

La Nef des fous

La Nef des fous est un texte écrit par Sébastien Brant à la fin du XVe siècle. La première édition eut lieu pendant le carnaval de Bâle en 1494.

Mais la nef, c'est la barque sur laquelle est embarqué un monde insensé, un carnaval de figures étranges et débridés La nef ici devient le livre lui-même où des êtres enchevêtrés s'amassent et s'entremêlent.

Un travail de découpe accentue l'amoncellement des figures imbriquées tout en développant une certaine légèreté. Les formes s’apparentent alors à des ectoplasmes.


Matériaux : Papier découpé
Dimensions : 17 x 31 cm
livre unique 2019
Moi et Moi

Moi et Moi

Moi et Moi est le récit écrit par Roger Gilbert-Lecomte (1907- 1943) poète cofondateur avec René Daumal de la revue Le Grand Jeu. Il met en scène l'expérience singulière de son dédoublement.
« Incident de frontière entre rêve et veille : un épuisement soudain m'ensevelit, je sommeille sur un divan. Quelqu'un entre : j'entends, je n'entends pas, je dors, je m'éveille, je continue à dormir. En un instant naît la scission mémorable. Moi-qui-veille se lève et montrant au nouveau venu Moi-qui-dors... »... Le livre est un léporello qui se manifeste en frise narrative plié/déplié et suivant le déroulé du récit.


Matériaux : Papier BFK Rives, couverture calque
Dimensions : 13 x 28 cm
10 exemplaires 2004
Voyage autour de ma chambre

Voyage autour de ma chambre

Voyage autour de ma chambre est un livre librement inspiré d'un récit autobiographique et ironique de Xavier de Maistre (1763- 1852) alors jeune officier assigné à résidence dans une chambre pendant 40 jours à la suite d'un duel. On peut imaginer son humeur vagabonde qui navigue du dedans au dehors et de ce fait inaugurant l'esprit moderne des voyages immobiles. Livre unique acquis par la Médiathèque Pompidou de Châlons-en-Champagne


Matériaux : Papier 300g, couverture plexis gravé, reliure copte
Dimensions : 15 x 40 cm
Livre unique 2015
Au réveil et Multiples

Au réveil et Multiples

Au réveil et multiples , deux livres inspirés par deux poèmes de Christine ZEYTOUNIAN-BELOÜS, artiste aux nombreux talents, née à Moscou en 1960. A la fois, illustratrice, traductrice et poétesse, elle vit en France depuis 1966. Construit sur un principe identique, ces livres sont des léporellos avec la particularité d'augmenter la largeur de chaque feuillet de 1 cm. Composés de dessins pour le premier (Au réveil) et de collagraphies pour le second (Multiple), tandis que l'impression est numérique .


Matériaux : leporello, papier 300g, plexis et carton
Dimensions : 15 x 34 cm
10 2010
Le Soleil Noir

Le Soleil Noir

Imprimé sur des napperons de papier parfois teintés à l'encre de chine, l'objet est froufroutant, il révèle néanmoins une subtile étrangeté sous-jacente. A l'horizon du poème de Gérard de Nerval Le soleil noir est un clair-obscur, un écho lointain qui semble murmurer à l'oreille les auspices des temps à venir.


Matériaux : napperons en papier collés sur les faces d'un leporello
Dimensions : 16 x 25 cm
livre unique 2012 2
Exit ou la mémore en creux

Exit ou la mémore en creux

Retrancher l’au-delà de la vie Et ajouter un sursis à la mort. Dissiper aux quatre coins de l’horizon le linceul de sa vie Et rendre à l'éternel présent son enfance éphémère. Exit ou la mémoire en creux est une méditation sur l'existence, il prend forme au sein d'un livre objet ou livre-lampe éclairé par une lumière diffuse.


Matériaux : Papier et transparent
Dimensions : 25 x 37 cm
Exemplaire unique 2014
On n'en finit pas de tomber

On n'en finit pas de tomber

Mythe de la chute ou réalité de la gravitation on n’en finit pas de tomber… jusqu’à la chute finale qui se révèle peut-être, être un envol, une véritable naissance… Le livre prend la forme de la verticalité et des grandes tours des villes contemporaines. (référence aussi aux Twin Towers ). Il comprend des extraits du poème de Ludovic Degroote Le monde est immédiat.


Matériaux : papier simili japon, leporello
Dimensions : 10 x 35 cm
4 2010
Maturité du Vide

Maturité du Vide

Maturité du vide , un poème étrange, d’André Rolland de Renéville. Un texte qui semble venu d'une planète subaquatique… Il suffisait de plonger... Qui me pense ? Qui se permet de me tirer au jour ? Tout est dit, tout est posé… Il en va de l'humaine condition. Une structure composite, un léporello sur lequel viennent s'ajouter des feuillets cousus. Totalement numérique à partir de variations sur plusieurs dessins originaux.


Matériaux : papier japon, Himalaya, papier miroir, papier calque
Dimensions : 20 x 20 cm
4
Balin balan!

Balin balan!

A travers des fenêtres se croisent les villes du nord et les villes du sud. Prélude au foisonnement labyrinthique des rues étroites, des façades colorées et du linge qui sèche au bord des fenêtres, Balin, balan ! (comme-ci, comme-ça !) évoque le Panier, ce quartier historique et pittoresque de Marseille. Une architecture arborescente à trois niveaux et conçue à partir de photos numériques prises dans les villes du sud. Quelques photomontages jouent entre extérieure et intérieur, vraie et faux, simulacre et simulation, l'ancien et le contemporain. On repère quelques lieux emblématiques: la gare St Charles, la Fontaine Cantini, la Vieille Charité, le Fort St Jean… et les bribes d’un poème « L’étang sur la ligne de flottaison » et des expressions courantes en provençal. 


Matériaux : Papier simili japon, structure arborescente
Dimensions : 35 x 20 cm
10 2007
Cras amet qui numquam amavit quique amavit cras amet

Cras amet qui numquam amavit quique amavit cras amet

Ce livre présente une construction simple, il va à l’essentiel, évite les décors futiles et s’organise autour d’une cadence visuelle faite de courbes et de contre-courbes. Le texte court le long d’un lacet continu enroulé en boucles concentriques. Les mots suivent les méandres de ce ballet ondoyant et font écho aux rondeurs des corps. Les phrases d’Anaïs Nin, fragmentaires, vibrent à fleur de peau. Elles éveillent les sens, effleurent à la surface, résonnent au cœur du corps et finissent par atteindre l’âme. Ici l’érotisme est une grâce, un acte religieux, une prière …


Matériaux : Papier BFK Rives,
Dimensions : 24 x 24 cm
20 2002
En Mots Passants

En Mots Passants

8 eaux-fortes découpées en puzzle accompagnées de citations tirées de la nouvelle Boule de Suif de Maupassant susceptibles d'orienter une signification des gravures. Mais il n'en est rien, le sens reste polysémique et l'interprétation aléatoire.

Effet-mère

Effet-mère

Effet – mère évoque le déroulement ininterrompu d’une histoire matricielle, fragile et réitérée à chaque génération – de mère en fille, puis de fille en mère –Immanence féminine ou une certaine modalité d’exister, de rêver, d’espérer, d’ignorer, de regarder… La part du texte, le poème brise en partie l’image d’une ligne oblique, celle-ci excentrée est volontairement évacuée à la périphérie de la page. Effet – mère est un livre poème. En filigrane s’y raconte le récit légendaire de la ville d’Ys avec Dahud, la fille rebelle de Gradlon Meur, roi de Cornouaille. Ys fut cette ville mythique insolente face à l’océan, fière, altière et qui fut engloutie par une mer violente et rivale. En breton armoricain mer se dit mor . Dahud, femme libre, intrépide, figure de la séduction et trahie par les siens, dans un ultime duel d’amour et de pouvoir. Gradlon Meur, son père échappe à la citadelle abandonnant sa fille au péril des flots. Au travers : détours de sens, contours de langue et retours du mythe, en jouant des mots et du son : Effet – mère est fait de mer et fait de mort.


Matériaux : Papier BFK Rives
Dimensions : 25 x 21 cm
30 1998
Les Quidams du Pays des Merveilles

Les Quidams du Pays des Merveilles

Leporello avec découpes de quelques personnages d'Alice au Pays des Merveilles


Matériaux : papier fabriano et un exemplaire sur papier Richard de Bas
Dimensions : 16 x 21 cm
10 exemplaires 2026
Réversibilité

Réversibilité

Réversibilités est un poème de quatre sizains issu du recueil Parallèlement de Paul Verlaine publié en 1889. Imprégné de mélancolie, Il sollicite sa mémoire dans un jeu d’équivalences et de retournements verbaux (jamais, toujours… déjà, encor…). L’architecture du livre se construit sur ce principe comme dans un miroir de retournement temporel. Je me suis autorisée des jeux de mots et de lettres suggérant des possibilités de diversions et de décalages. L’omniprésence du miroir et sa mise en abîme, miroir de miroir, s’exprime par sa représentation dans les gravures et son reflet dans le papier-miroir. Quant à la forme du livre, elle s’inspire des reliures dites à l’aumônière du XVe siècle.


Matériaux : Papier fabriano et papier miroir
Dimensions : 12x20
5 2026