Brèche de ruines, de Palmyre à Palmyre — miniature 1
Brèche de ruines, de Palmyre à Palmyre — miniature 2

Brèche de ruines, de Palmyre à Palmyre

2016 · Livre objet unique
Matériaux papier wenzhou, canson noir, rhodoïde, ceramique de Dimensions 18 x 25 cm Technique Photogravure, linogravure et impression numérique Édition Livre objet unique
2016
À propos de ce livre

Ça a été écrivait Roland Barthes au sujet de la photographie ! Ça a été en tant que rues, jardins, maisons, immeubles, ville…
Ça a été se dit-on à voix basse, les jours d’après, en regardant les ruines… traces de ce qui n’est plus. Car après les bombes, les combats, les cataclysmes… Ce qui reste, ce sont les résidus topographiques de la violence. Ce qui nous reste c’est la somme du vacarme réduit au solde du silence, les décomptes d’une embolie meurtrière… Ce qui nous reste encore, c’est le spectacle livide, le constat et sa facture de désolation et… Ceux qui restent devront compter leurs morts. Pointer le fait, et se placer dans un temps intermédiaire, celui de l’entre-deux. Un temps qui pourrait sembler infini et qui se situe juste après le traumatisme, mais avant l’inventaire du désastre ou celui de la reconstruction, lorsque le regard se perd dans l’accumulation des débris. Photographier ces restes ce serait peut-être tenter d’y saisir l’instant flottant, la lumière sourde qui vacille et se maintient malgré tout. Geste de transfert mécanique, la photogravure renvoie à la nécessité de prendre acte et la terre à témoin.  Car après le deuil suit le temps de la mémoire, mais à Palmyre la mémoire est de nouveau en deuil… hier ruine de l’Antique, aujourd’hui ruines de ruines… restes de restes - 1916-2016 le raccourci s’accélère… Dans ce retour du désordre, La perte  serait-elle le seul et unique gain de l’homme, de tous les hommes jeunes et vieux, innocents et bourreaux… la perte et la désolation ?